Plus de 60 ans d’histoire

Une histoire collective en mouvement, façonnée par l’engagement, l’adaptation et le lien social

Commencer par le commencement

2020 – 2030 | ENGAGEMENT ET TRANSFORMATION

2026 - 2027

Des chantiers et rénovations à venir dans les centres d’animation Grand Parc et Bordeaux Lac.



La ferme pédagogique devient un centre à part entière.

2024 - 2025

Chantier et rénovation de l’auberge de jeunesse.

« Un pôle de tourisme social, culturel et solidaire de Bordeaux. Un espace hybride mêlant hébergement, tourisme, arts, restauration, ateliers participatifs et rencontres humaines. »
Extrait du rapport moral 2023


2023

Une année marquée par la réécriture des statuts et un recentrage du projet associatif autour de l’animation de la vie locale et de la proximité.

L’association s’éloigne de la logique de pôles d’excellence et réaffirme son rôle de lien social au quotidien, au cœur des quartiers bordelais.

2021 - 2022

Entre sortie de crise et tensions sociales persistantes, l’association réaffirme son rôle de proximité : recréer du lien, soutenir les habitants et accompagner une jeunesse en quête de repères, de confiance et d’avenir.

« L’association a choisi un nouveau nom, délaissant la notion de “quartier” dans son appellation […] visant à rappeler qu’elle travaille au service de tous les Bordelais et toutes les Bordelaises. » Extrait du rapport moral 2023

2010 – 2020 | CONSTRUCTION, PARTAGE ET TRANSMISSION

2019 - 2020

Année marquée par la pandémie, durant laquelle l’association réaffirme le rôle essentiel de l’animation socioculturelle. Elle soutient familles et publics fragiles par des actions de solidarité, d’écoute et d’accompagnement.

« La bienveillance, l’empathie, la considération de l’autre semblent naturellement tisser des liens qui résistent aux épreuves. » Extrait du rapport moral 2021

2018

L’association élabore avec la Ville de Bordeaux un nouveau mode de contractualisation visant à structurer ses axes d’intervention socioculturelle. Ce travail conduit à la mise en place d’un Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM).

L’association change de nom pour “Association des Centres d’Animation de Bordeaux - Cultivons le partage”

2016

L’association fait de l’éducation à l’environnement et au développement durable un fil conducteur de son projet, en plaçant la sensibilisation, la transmission et l’action collective au cœur de ses interventions.

2013

L’association fête ses 50 ans !

Une étape symbolique qui souligne son enracinement dans la vie des quartiers bordelais et la pérennité de son projet éducatif et socioculturel.
« Un projet associatif est intimement lié à l’histoire d’une personne morale, bâti par une succession de générations. » Jean-Luc Benguigui, 2013

Ouverture du centre Sarah Bernhardt

2010

Création du collectif jeunes

Un collectif de jeunes de 18 à 25 ans (aujourd’hui dès 12 ans) est créé pour valoriser leurs initiatives, favoriser leur engagement et leur donner une place active dans la gouvernance associative.

« Notre projet associatif est intimement nourri de notre histoire, construit par une succession de personnes et de générations. Nous croyons à ce que nous appelons la culture associative, fondée sur la confiance en l’être humain et sur des valeurs d’humanisme, de citoyenneté et d’engagement. »

Marc Lajugie, Président de l’association durant près de 20 ans de 1998 à 2018
Extrait de son discours en 2013, lors de la fête des 50 ans de l’association

2000 – 2010 | PROJETS PARTAGÉS ET OUVERTURE AU MONDE

2008

L’écocitoyenneté au quotidien

Les pratiques écologiques se traduisent concrètement dans les centres : gestion des déchets, mobilité douce, sensibilisation des publics à l’environnement.

2006 - 2008

Des échanges se développent avec le Québec (Université Laval), Oran (projet JARE), Canada, Maroc, Algérie, Israël etc.
Les jeunes et animateurs vivent des expériences de mobilité, de formation et de dialogue interculturel.

« Nous croyons que la diversité de nos cultures est une formidable richesse. Notre humanisme nous unit. »
 Discours de Marc Lajugie, Oran 2010

2006

L’ouverture à l’autre et au monde

L’association lance officiellement ses programmes de coopération internationale. L’ouverture interculturelle devient un axe stratégique.

2004 - 2005

Les collaborations avec l’Opéra national de Bordeaux, le TNBA et d’autres institutions culturelles se renforcent. Des projets comme Ma Voix et Toi (partenaire pluriannuel entre l’association et l’Opéra national de Bordeaux) illustrent cette dynamique.

2003

L’association développe des pôles thématiques dans chaque centre afin d’encourager la mobilité interquartiers, la mutualisation des compétences et la circulation des publics.

2001

Le Banquet du siècle rassemble près de 2 000 personnes sur le pont de Pierre.

Cet événement emblématique incarne la capacité de l’association à fédérer au-delà des quartiers, portée par l’engagement bénévole et une présence continue au cœur des quartiers.

1990 – 2000 | L'ÈRE DU CHANGEMENT

1999

Les projets artistiques se multiplient (chant, danse, arts vivants). La culture est affirmée comme un outil d’émancipation, de rencontre et de transformation sociale.

« Le projet culturel, c’est accompagner les personnes. »
 Extrait du rapport moral 1999

1997

Le bus H.E.C.T.O.R. cesse son activité, ses missions étant reprises par d’autres institutions. Le secteur petite enfance devient autonome.

L’association consolide ses actions intergénérationnelles. L’association change de nom pour devenir “l’Association des Centres d’Animation de Quartiers de Bordeaux.”

1996

Une transition importante s’opère : l’association revient à ses fondamentaux. L’animation socioculturelle devient le cœur affirmé du projet associatif.

« C’est avec modestie que nous replacerons l’action d’un centre d’animation de quartier en rappelant son sens premier : animare = donner du mouvement, impulser »
 Mot du directeur de la Benauge,  Extrait du rapport moral 1996

1994

Les centres de Benauge puis Saint-Michel obtiennent l’agrément “centre social” de la CAF. Cette reconnaissance institutionnelle consacre le travail d’animation globale mené dans les quartiers.

« L’habilitation “animation globale et coordination” suppose un lieu d’animation de la vie sociale et un support d’interventions concertées et novatrices »
 Extrait du rapport moral 1995

1993

L’association s’engage activement dans la lutte contre le sida à travers des expositions, des rencontres et des actions de sensibilisation, souhaitant affirmer son rôle d’acteur de santé publique.

1991

Face aux enjeux de société, l’association développe des actions de prévention, notamment en matière de santé publique avec l’apparition du sida.

Soutenue par la Ville, l’État et le Conseil de prévention de la délinquance, elle lance le dispositif  H.E.C.T.O.R (Halte Écoute Communication Travail Orientation Réalité), un bus itinérant d’écoute, de prévention et d’orientation des jeunes.

Développer Bordeaux , c’est donc s’appuyer sur les quartiers, quartier par quartier ... L’Association des foyers de jeunes et centres d’animation de quartiers est très active auprès des enfants, des jeunes et des familles et je m’en réjouis.
Elle n’existerait pas qu’il faudrait l’inventer.

Jacques Chaban Delmas, Maire de Bordeaux de 19 47 à 1995,
à l’Assemblée Générale de l’association en 1991

1980 – 1990 | LA JEUNESSE FACE AUX MUTATIONS SOCIALES

1989

Création du centre de formation Vilaris-Barbey.

« Le centre de formation Vilaris est l’aboutissement d’une expérience de plus de 10 ans en matière de formation et d’un travail constant dans les quartiers sur les plans d’insertion sociale et de l’orientation professionnelle des jeunes »
 Extrait du rapport moral 1990

1988

Création du mur d’escalade Barbey « le premier du genre dans un rayon de 200 km [...] accessible aussi bien au bambin de 4 ans qu’au sportif de haut niveau »
Sud-Ouest 26 décembre 1988

Ouverture du centre Saint-Michel.

1987

Face aux mutations de crises sociales et économiques, l’association renforce ses missions d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des jeunes qui sont confrontés à la précarité et aux difficultés d’insertion.

« L’emploi et l’orientation deviennent des enjeux centraux, avec l’ouverture d’une Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO) pour les 16–25 ans, l’une des premières créées en France » Sud-Ouest, 1987

1982

L’année des enfants : création de la Ferme enfantine du Lac et de la Maison des Enfants, lieu d’accueil dès 3 mois.

Aujourd’hui connue sous le nom de Ferme pédagogique, sa création marque un tournant dans le projet associatif : l’éducation à l’environnement devient un axe structurant de l’action menée, bien avant que ces enjeux ne s’imposent dans le débat public.

1981

L’animation socioculturelle évolue vers une action encore plus sociale et territorialisée. Les centres s’ouvrent à un public de plus en plus large et développent des partenariats afin de répondre aux enjeux locaux et de renforcer le maillage associatif dans les quartiers.

Ouverture des centres d’animation
Argonne et Carle Vernet.

1980 - 1981

« Les centres d’animation sont maintenant reconnus dans les quartiers où ils sont implantés. Et c’est maintenant que se dessine le besoin de participer à une animation ponctuelle plus étendue. »
Extrait du rapport moral 1981

1970 – 1980 | ANIMATION SOCIOCULTURELLE ET ANCRAGE TERRITORIAL

1980

Le rapport moral souligne l’importance des partenaires éducatifs, culturels et associatifs. Le travail collectif devient une condition essentielle de l’action.

« Depuis l’adoption de nouveaux statuts, nous ne cessons de redire que le changement d’appellation intervenu témoignait d’une modification profonde de notre action […] nos équipements participent à une réelle animation globale des quartiers »
Extrait du rapport moral 1980

1978

15 ans d’animation socioculturelle qui marquent une évolution vers un renforcement des partenariats locaux (avec les clubs sportifs, écoles, associations, centres sociaux, etc.)

« La collaboration avec diverses associations locales est de plus en plus recherchée »
 Extrait du rapport moral 1978

1977

Année du vote des nouveaux statuts et du changement du nom de l’association pour devenir l’Association des Foyers de Jeunes et des Centres d’animation de Quartiers de la Ville de Bordeaux.

Ce changement d’appellation implique une profonde transformation des missions mais aussi de l’image de l’association.

1974

Les réflexions sont menées pour élargir les missions des foyers de jeunes et en faire des structures d’animation globale, ouvertes à la vie des quartiers et non plus limitées aux seuls publics jeunes.

Ouverture du centre d’animation Monséjour.

1970

Les administrateurs, adhérents et animateurs se réunissent pour discuter de sujets importants quant à la vie des foyers.

Les centres évoluent vers une animation globale, ancrée dans les réalités locales. L’objectif est clair : créer du lien social, accompagner les habitants et favoriser l’émancipation individuelle et collective.

J’avais 6 ans en 1979 quand je rentrais pour la première fois au centre d’animation [...] À cette époque la vie n’était pas si différente, on était nombreux à vouloir exister, on avait besoin d’air, besoin de rencontrer du monde, d’aller voir ailleurs, de comprendre la réalité. [...] On nous a épaulés, accompagnés [...] on était ensemble, rassemblés.

Hamid Ben Mahi - Chorégraphe de la compagnie Hors Série
Adhérent, bénévole puis partenaire de longue date de l’association.

Extrait du texte en musique lors des 50 ans de l’association en 2013.

1960 – 1970 | LES ORIGINES : JEUNESSE, LOISIRS ET LIEUX D’ACCUEIL

1968 - 1969

Ouverture des foyers des jeunes Prémaynard, Queyries et de la Maison des jeunes de Caudéran.

Les foyers de jeunes se structurent de plus en plus et s’ancrent progressivement dans les quartiers, posant les bases de l’animation socioculturelle en ville.

1967

1967 voit se confirmer le lien puissant unissant la ville et l’association, tous les nouveaux quartiers sont dotés d’un foyer. C’est le cas du Grand-Parc, quartier moderne que Jacques Chaban-Delmas qualifie de “ville dans la ville”.

Ouverture des foyers des jeunes du Grand-Parc et de Carle Vernet.

1965

L’association devient une  vraie structure ressource  pour les foyers de jeunes et, plus largement, pour les associations de quartier. C’est le passage d’une logique d’équipement à une logique  de réelle animation sociale.

Ouverture des foyers des jeunes Buscaillet et de la Benauge.

1963

Création de l’association

L’association est fondée le  1ᵉʳ juillet 1963, sous le nom  Association des Foyers des Jeunes de la Ville de Bordeaux.
Elle née dans le cadre d’une politique municipale d’animation socioculturelle visant à dynamiser la vie des quartiers bordelais et à créer des équipements de proximité pour les habitants.

1960 - Contexte

Dans un contexte de forte croissance démographique, la Ville de Bordeaux développe en 1961 une politique ambitieuse pour la jeunesse. Les foyers de jeunes deviennent alors des lieux d’accueil, de loisirs et de socialisation, notamment avec la création d’un complexe cours Barbey, réunissant une auberge de jeunesse, un foyer de jeunes, un centre d’accueil collectif et un théâtre.

« Une réalisation plus complète, répondant à l’importance démographique […] offrir des loisirs sains aux jeunes. »
 Sud-Ouest, 5 avril 1961